155 – NARCISSE ET SON ALTER EGO

Posted on juillet 22, 2011 par

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Vous l’avez sans doute remarqué, l’homosexualité est à la mode. C’est très tendance. Dans les nouveaux films, il y a souvent le gentil couple homo, serviable, aimable, joyeux, bien intégré, bref, bien sous tout rapport.Telle est l’image idyllique servie par les médias qui font la promotion de l’homosexualité.

C’est souvent à l’adolescence que les choses se mettent en place. Imaginons que nous ayons 16 ans, dans cette période incertaine pendant laquelle nous cherchons à savoir qui nous sommes, nous cherchons à comprendre le jeu de l’amour et du hasard auquel jouent les adultes et nous nous essayons aux plaisirs de la séduction. Nous sentons monter en nous une sève forte qui met nos sens en émoi.

Puis un jour, un adulte s’intéresse à nous, il nous sort de notre réserve et de notre timidité. Cela peut-être un éducateur, dans la trentaine, il est très gentil et les élèves le jugent cool. Il nous fait quelques compliments, il nous regarde et sait nous mettre en valeur. Il va souvent encourager les élèves lors des épreuves sportives et il a toujours deux ou trois « groupies » autour de lui. Un jour, il nous fait un petit cadeau, il nous écoute, il nous invite à prendre un café. Puis nous sommes flattés d’être invité à son anniversaire avec ses amis adultes. On se sent enfin compris par quelqu’un. On se rapproche, on parle, on se confie et se crée une sorte d’intimité. Un soir, à l’occasion d’une promiscuité, une main se pose sur notre genou. Nous ne bougeons pas et la main devient caresse. Notre cœur se met en émoi et nous sommes étonné de constater que notre sexe, lui aussi, est surpris par la caresse. Ainsi commence l’initiation…Nous ne naissons pas homosexuels, mais, si le terrain est propice, nous sommes initiés pour le devenir. Or, à l’adolescence, tout pousse sur des terres encore vierges.

Toute énergie naît de la différence : différences de potentiel, de niveau ou de pression. La vie naît de la différence des sexes. Symboliquement le soleil féconde la terre. L’harmonie naît des contraires. C’est en ce sens que l’homosexualité est une déviance. Mais la différence sexuelle n’est possible que si nous avons une claire identification de nous même. L’homosexualité trouve donc aussi son origine dans un défaut d’identification. Nous ne savons pas qui nous sommes tant que nous ne sommes pas identifié à notre parent du même sexe. Mais ceci nécessiterait un plus long développement psychologique.

 En ce sens on peut dire que l’homosexualité a quelque chose de stérile et de mortifère car elle n’est pas créatrice. C’est narcisse, amoureux de lui-même, qui contemple son reflet dans l’eau du bassin dans lequel il va se noyer. L’Alter ego nous renvoit notre image et ne peut participer à un processus créatif. Les couples homosexuels sont donc dans une sorte d’impasse, de cul-de-sac, sans perspective, sans possibilité de s’insérer dans la lignée humaine, car stériles par définition.

Nous connaissons tous des homosexuels, ils sont nos amis, nos enfants ou petits-enfants. Nous avons de l’amitié ou de l’amour pour eux. Nous pouvons aussi avoir de la compassion car nous sentons en eux comme une sorte de détresse et de solitude, sans doute parce qu’ils se sentent un peu en dehors de l’ordre du monde, en dehors de la nature des choses et de l’harmonie cosmique. Cette dysharmonie fondamentale est sans doute à l’origine de la très grande instabilité des couples homosexuels, chacun étant sans cesse dans la recherche de son alter ego et toujours déçu. Il y a quelque chose de pathétique dans la recherche éperdue de son double, comme un adolescent. Dans ce contexte l’homosexualité est en quelque sorte un amour inabouti, comme un mirage vain. C’est un refus de la différenciation sexuée, comme un œuf immature, indéterminé.

Je ne peux m’empêcher de penser que la formidable expansion de l’homosexualité, dans nos sociétés occidentales, constitue un symptôme qui correspond à une peur fondamentale de la vie et à un refus du futur. Il se peut aussi que l’homosexualité soit la résultante d’une société immature. On reste entre camarades du même sexe, comme à l’adolescence. L’autre sexe fait peur car il est synonyme d’un engagement adulte et il est synonyme aussi de procréation, c’est-à-dire d’une ouverture vers l’avenir. Si l’on considère l’homosexualité d’une part, la stérilité qui concerne un couple sur 6 d’autre part et, enfin, les désirs d’enfants qui surviennent après 40 ans chez de nombreux couples, nous avons alors toutes les caractéristiques d’une société frileuse qui refuse l’avenir. Si l’on se place du point de vue de l’évolution, il est possible d’en conclure que l’homosexualité serait une des réponses de la nature pour réguler la prolifération de l’espèce qui approche les sept milliards d’individus.

D’une façon plus lapidaire, je pourrais dire que le boum de l’homosexualité est le signe d’une société à bout de souffle. En ce sens l’homosexualité n’est pas facile à vivre et nous pouvons comprendre cette quête pour adopter un enfant afin de donner un sens à une vie qui se trouve dans une impasse. On va faire son marché pour ramener un enfant made in Bengladesh ou made in Haïti. Il faut, d’une façon ou d’une autre, que l’homosexuel s’insère dans le processus créatif et ce n’est sans doute pas un hasard si la création artistique fait souvent partie des talents des homosexuels, comme s’il s’agissait d’un besoin vital pour s’accomplir, dans un effort désespéré pour laisser une trace. L’essence de la vie repose sur la transmission pour se survivre à soi-même.

 

Citation du Jour :

« L’amour, c’est l’harmonie des contraires »

Platon (Le Banquet)