428 – A QUI LA FAUTE ?

Posted on mai 13, 2013 par

1


Accused businessman

Je suis étonnée de voir avec quelle facilité nous, hommes et femmes, reportons toujours sur les autres la responsabilité de ce qui ne nous semble pas fonctionner …

Quand quelque chose ne va pas, nous cherchons le fautif ! Nous pensons rarement à regarder, avec recul, nos propres agissements. 

one couple man and woman Criticism concept Ceci est vrai à titre individuel, nous oublions souvent que toutes relations se jouent à deux, ou trois, ou plus. C’est à dire que nous y sommes forcément impliqués nous-mêmes ! Pourtant, en cas de conflit, nous sommes nombreux à penser que c’est «l’autre» qui a tort, qu’il n’a pas agit correctement, que tout (ou presque :-)) est de sa faute … et nous ne nous remettons pas vraiment en question.

C’est tellement plus commode de penser que nous avons tout juste et que l’autre à tort ! C’est ainsi que nous nous mettons facilement en victime. La «pauvre» victime de cet imposteur, de ce menteur, de ce méchant, de ce mécréant ! La liste de tous les défauts des autres pourrait être longue, aussi bien au masculin qu’au féminin.

Mais ce mode de fonctionnement est également vrai en société. Que ce soit dans une entreprise ou en politique, s’il y a conflit … il y a forcément un fautif. Et, hop, haro sur le baudet ! Une fois le fautif idéal trouvé, nous y allons allègrement de nos reproches et accusations. 

Ainsi, si la société va mal, c’est la faute à … lui … ou elle … mais certainement pas la nôtre.

Pourtant, nous votons ! Pourtant, nous vivons, nous parlons, nous discutons. Peut-être, pour certains, élevons-nous, avons-nous élevé, ou élèverons-nous des enfants. Nous travaillons, nous laissons forcément notre empreinte quelque part. 

Bien évidemment, nous ne sommes pas responsables individuellement de tout. Nous ne sommes qu’une petite goutte dans l’océan des humains. Mais cette petite goutte a son importance et peut -peut-être- accepter de se remettre en cause. Cette petite goutte peut -peut-être- accepter l’idée qu’elle participe à la gestion du monde. Oh ! Modestement, une petite goutte n’a pas tous les pouvoirs, mais elle en a certains. Many women. Vector background.

Elle a, par exemple, le pouvoir de choisir, de décider, d’accepter ou non. Bien sûr, parfois, la politique vire à gauche ou à droite. Et nous ne sommes pas d’accord avec ce virage. Les décisions qui sont prises ne nous plaisent pas, voire même nous inquiètent. C’est donc la faute de ceux qui sont au pouvoir, et que nous n’avons pas choisi, si tout va mal !

Nous devenons victimes. C’est la faute à la gauche, c’est la faute à la droite. Et nous ? Sommes-nous donc de blanches brebis, innocentes et pures ? Si, au lieu d’accuser le parti opposé, nous acceptions de comprendre pourquoi «notre» parti n’a pas été élu ? 

Là, bien sûr, nous allons vite accuser les media qui nous manipulent allègrement. Mais, tout en sachant pertinemment qu’ils le font, nous n’arrivons pas à prendre une quelconque distance. Car ces media, nous les écoutons, nous les regardons, nous les lisons. Donc nous participons à leur existence ! Nous les justifions … avant de les fustiger.

Nous avons donc notre responsabilité. Celle d’une petite goutte, certes, mais une petite goutte peut avoir de grandes responsabilités ! Bien plus grandes qu’elle ne le pense.

Donc, in fine, à qui la faute ? Et si ce n’était la faute de personne en particulier mais simplement une multiplication de petites fautes individuelles ? Il n’y aurait plus de victimes, simplement des hommes et des femmes responsables de leur choix.

Pour terminer, une petite prière dont on ne connait pas vraiment l’origine mais qui me semble d’une grande sagesse : 

«Mon Dieu,

Donnez-moi la force
D’accepter
Les choses que je ne peux pas changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D’en connaître la différence.»

« God,

Grant me the power
To accept
The things I cannot change,
The courage
To change the things I can,
And the wisdom
To know the difference.»