830 – QUI SOMMES-NOUS, A LA FIN? 3ème partie

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Nous sommes le fruit de nos gènes, de notre éducation et de notre environnement culturel… Mais, si tout est prédéterminé, comment dès lors être soi, libre et responsable ? Quels choix avons-nous ?

Dans mes deux précédentes chroniques, j’ai montré combien notre façon d’être et de penser, notre vision du monde, nos opinions et nos jugements sont lourdement influencés par notre héritage génétique et culturel. Nous avons vu que nous pouvons, néanmoins, conquérir un certain espace de liberté en refusant certaines entraves nuisibles.

Par ailleurs, la question que je me pose consiste à déterminer si nous possédons une personnalité propre, spécifique et unique, qui soit indépendante des facteurs dont nous avons parlé…

Le caractère

Il est indéniable que nous avons tous un caractère bien à nous et qui constitue ce que l’on peut appeler « la personnalité ». Même les autres mammifères ont un caractère bien à eux. Les chiens et les chats sont plus ou moins têtus, joyeux, câlins ou indépendants.

Il suffit d’observer les enfants pour constater que dès leur plus jeune âge, c’est-à-dire quelques jours seulement après leur naissance, ils font déjà la démonstration d’un caractère bien trempé. Très vite on peut repérer les calmes ou les agités, les capricieux, les susceptibles, les entreprenants, les peureux, les bavards, les taciturnes, les habiles, les curieux, etc… Toutes ces caractéristiques semblent indépendantes de l’éducation familiale.

Certains talents apparaissent très jeunes, avant un long apprentissage. Parfois, il peut s’agir de dons extraordinaires au point qu’ils peuvent paraitre un héritage mystérieux, venus d’ailleurs. Tel Mozart, capable de déchiffrer une partition avant de savoir lire et écrire, puis créant sa première œuvre à l’âge de 6 ans ! Il existe aujourd’hui, de par le monde, nombre de prodiges musicaux qui nous sont révélés par les réseaux sociaux.

Je peux encore citer Blaise Pascal, mathématicien prodige dès le plus jeune âge, et auteur d’un traité des sons à l’âge de 11 ans et de géométrie projective à 16 ans ! D’où lui venait cette capacité de compréhension et de créativité? On dirait aujourd’hui qu’il était un surdoué doté du syndrome d’Asperger ! Mais lorsque l’on a dit cela, on n’a rien dit de l’origine de ces dons…

Synchronicité astrale

Il est un autre phénomène étrange sur lequel je voudrais me pencher sans a priori. Je veux parler de la relation qui existe entre le caractère et le talent d’un individu et la configuration planétaire au lieu et à l’heure de sa naissance.

Ce lien est frappant et tout à fait évident lorsque y regarde de près. Il est difficile d’imaginer un lien de causalité entre la position des astres à notre naissance et notre personnalité. Néanmoins cette relation existe de façon étonnante, comme s’il s’agissait d’une synchronicité, d’une relation symbolique.

Pour ceux de mes lecteurs qui douteraient de la réalité de ce lien, je leur recommande de faire effectuer leur propre analyse astrale, ou celles de ceux qu’ils connaissent bien, afin de vérifier la véracité de mes propos. Ils seront sans doute fort étonnés de ce qu’ils découvriront. Je conseille le site www.astro.com

Je ne suis pas l’avocat de l’astrologie, mais je cherche seulement à comprendre la vie. Si nous pouvons, à la lecture d’un thème astrologique, découvrir notre personnalité, nos talents et nos névroses, où est notre libre-arbitre ? Sommes-nous esclaves du destin et prédéterminés ?  Autrement dit, avons-nous un moi propre, libre et responsable ? Ou bien sommes-nous les héritiers exclusifs de nos gènes parentaux, de notre éducation, de notre culture et enfin des configurations astrales ?

Connais-toi, toi-même

Ce qui me préoccupe ici, c’est de savoir où se situe notre liberté si nous sommes prisonniers de tous ces facteurs externes. Quelle serait la nature de cette liberté et de cette responsabilité individuelle auxquelles je fais si souvent référence dans mes chroniques ?

Je crois profondément que la vie consiste précisément à répondre à cette question, c’est-à-dire connaitre les liens qui nous entravent afin de délier ceux qui inhibent notre épanouissement. Les liens les plus solides sont bien cachés dans notre inconscient, souvent refoulés. Il s’agit d’interdits familiaux, de programmations inconscientes, d’injonctions trans-générationnelles, de refoulés névrotiques qui sont inhérents à notre éducation, à notre culture et à notre propre personnalité.

Cette mise au jour des strates de notre inconscient constitue un véritable travail archéologique, une analyse critique de nos comportements, de nos croyances, de nos jugements, de nos modes de pensée et de nos façons de faire. C’est un processus long et jamais complètement achevé, mais c’est sur ce chemin que l’on apprend à se connaitre et à vivre qui on est véritablement. C’est un chemin vers plus de liberté et de responsabilité.

Au cours de cette analyse, il apparait alors que notre personnalité, notre caractère, est indépendant de notre éducation et de notre culture. Tout se passe comme si notre caractère constituait le noyau dur de qui nous sommes, la partie bien à nous, indépendante de nos héritages. « D’où il sort celui-là ? » diront les parents, souvent surpris de certains traits de caractère de leur progéniture.

Le travail d’introspection n’est donc pas fini ! Il s’agit de faire le tour de ce caractère spécifique, qui semble inscrit dans les astres, et que nous devons découvrir afin de parfaire la connaissance de soi. L’étude du thème astrologique est alors fort utile car il nous révèle des parties de soi dont on n’a pas encore pris conscience, en particulier nos talents et les freins à notre épanouissement. Cette étude est souvent primordiale pour aider un enfant ou un adolescent à s’orienter dans la vie.

Pouvons-nous devenir l’auteur de notre vie ?

Mais, je répète ma question, si notre caractère est inscrit dans les astres, quelle est notre degré de liberté ? De façon très curieuse, la position des astres nous indique nos potentialités positives et négatives. Dans ces conditions, la lecture d’un thème astrologique se lit comme un jeu de cartes, il y a des atouts et des faiblesses. L’important, c’est de jouer avec notre jeu et ne pas chercher à être quelqu’un d’autre. Certains jeux sont plus difficiles que d’autres, mais celui qui est heureux n’est pas toujours celui qui a le meilleur jeu.

Il est un autre aspect qu’il nous faut envisager après tout travail d’introspection et se demander : qu’est-ce que l’on en fait ? On peut subir ou agir. Et c’est là que se situe le nœud de notre vie. Nous avons un champ énorme de libre arbitre, indépendamment de toutes nos aptitudes, héritées ou innées.

Je veux parler de notre liberté de choisir ! Dans chaque situation, nous pouvons voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Nous choisissons nos amis et relations qui nous influencent, nous choisissons nos lectures et les films que nous regardons, nous choisissons la musique que nous écoutons, nous choisissons nos aliments, nous choisissons notre métier et nos loisirs, nous choisissons notre conjoint et enfin et surtout, nous choisissons nos pensées !

A chaque instant nous construisons notre vie par nos choix libres et responsables. Nous décidons d’être en paix ou en guerre, d’être apaisé ou en colère, d’être joyeux ou triste, d’agir ou de subir. Bref, nous décidons d’être heureux ou malheureux, quels que soient nos héritages divers et notre personnalité…

Rien n’est donc définitif et inéluctable, tout est en potentialité. La vie consiste à mieux se connaitre, à mieux connaitre d’où nous venons et ce que nous avons reçu. Ensuite, compte tenu de notre caractère et de nos acquis, il convient de les utiliser au mieux, pour épanouir tous les aspects de notre personnalité. Telle est notre liberté et notre responsabilité d’être humain pour être pleinement heureux, en refusant d’être prisonnier du destin. Finalement, c’est nous qui décidons qui nous sommes, RÉELLEMENT !

Vous pouvez lire les deux précédentes chroniques 828 et 829 sur le même sujet.

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5 comments

  1. Je réponds à la 3é partie: Si vous voulez vraiment savoir qui nous sommes, vous devriez vous intéresser à la lecture des ouvrages d’anthroposophie de Rudolf Steiner – c’est très édifiant. Nous sommes ce que nous faisons. Nous nous construisons ou nous nous détruisons par ce que nous faisons. Les incarnations successives de notre moi (personnalité) explique les enfants prodiges. Les pianistes virtuoses à 5 ans (entre autres) sont des êtres qui ont appris le piano dans une vie précédente et dont la vie a été interrompue prématurément. Ce dont on se perfectionne dans une vie n’est jamais perdu et se retrouve dans la vie suivante sous la même forme ou sous une autre qualité. Quant à l’astralité, ce ne sont pas les constellations ou les planètes elles-mêmes qui déterminent notre vie, ce serait ridicule, mais c’est ce que nous y avons construit pendant notre passage dans l’astral entre la mort et une nouvelle naissance. L’erreur est de croire que l’homme est déterminé par sa forme terrestre.Lorsque nous mourons, nous quittons cette forme et prenons celle d’une sphère qui se mêle à l’éther du cosmos. Le cosmos, qui est à la base de la création contient tout ce dont nous sommes constitués y compris les fonctions vitales. Nous construisons notre vie future en fonction d’éléments et d’impératifs innombrables, selon notre capacité à faire les bons choix et dans le but de réparer les erreurs de notre vie précédente (le karma) ou de fortifier les qualités acquise.

    1. Je connais bien Rudolf Steiner et je suis d’accord sur le fait que nous sommes les auteurs de notre vie… mais à condition d’avoir élevé notre niveau de conscience et s’être libéré des programmations ancestrales…

  2. Sans surprise, je ne suis pas en accord avec vos conclusions. Ainsi, il est bien connu que celles et ceux qui courent pour assurer un niveau de vie suffisant à leur famille sans bénéficier comme nous d’une certaine tranquillité ont plus de difficulté à réaliser une introspection. Cette dernière est elle-même très dépendante de notre inconscient et nécessite que notre cerveau soit disponible, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

    1. Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que la liberté n’est pas donnée à tout le monde… Cela suppose en effet un long travail personnel pour prendre conscience des liens et des conditionnements éducatifs et culturels qui nous dirigent… ensuite, notre liberté consiste à conserver ou à rejeter ces conditionnements… Par ailleurs, il nous faut tenter de détecter nos réflexes et réactions inconscientes ce qui en effet suppose un long travail d’introspection… Au final, je crois que nous ne sommes jamais totalement libres et en un sens c’est heureux! La liberté est un chemin, un état d’esprit, un but jamais atteint. Merci pour vos réflexions très constructives.

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